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BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR

Laurent ADICEAM DIXIT PEINTURE MALINGE

Laurent Adiceam

LAURENT-ADICEAM DIXIT 2015 - copie

Laurent Adicéam-Dixit : au carrefour des médias et des cultures du monde.

D’origine indienne et ancré dans sa culture natale, tout en étant profondément attaché à la France, Laurent Adicéam-Dixit revendique un intérêt marqué pour les cultures du monde. Voyageur régulier, il a séjourné sur plusieurs continents, nourrissant une curiosité constante pour les traditions, les arts et les expressions culturelles internationales.

Sa vie professionnelle s’inscrit très tôt dans l’univers des médias. Il devient l’un des plus jeunes auteurs membres de la SACD. Dès son adhésion, il coécrit avec Éric Assous : IMDB, avant d’enchaîner de nombreux projets pour les télévisions en France et en Europe. En mai 2004, sa pièce « Un héritage coûte que coûte » est jouée au Théâtre Firmin Gémier à Antony avec Patrice Drevet. En janvier 2006, il est finaliste, aux côtés de sa co-auteure Caroll Beaudroit, au FIPA du « Grand Prix du meilleur scénario de télévision » (France 2), pour un projet d’adaptation de « La recette du bonheur », tiré du livre biographique de Jean Mélisson.

Depuis 2000, il est attaché de presse pour la sortie de films indiens en France, tous genres confondus. Journaliste dans la presse écrite pour Pariscope, Première.fr et Les Nouvelles de l’Inde pour le compte de l'ambassade indienne, il développe une activité de critique de spectacles inspirés des traditions de son pays, mettant en lumière de grandes figures de la danse telles que Madhavi MudgalPadmini ChetturPriyadarsini Govind, mais aussi des artistes comme Patrick Dupond. Parmi ses nombreuses interviews, deux se distinguent particulièrement, avec Marisa Berenson et Olivier Py.

En 2006, il est coordinateur sur France 2 pour « L’Été des festivals », où il réalise une soixantaine de sujets. Il collabore ensuite à plusieurs émissions religieuses comme " Tout à la foi ", puis participe à la série de portraits « Dans la lumière », diffusée à l’été 2009 sur France 2, dont il assure le casting et la coordination auprès d’Agnès Vahramian.

Son intérêt pour les liens entre la France et Bollywood l’amène à présenter en prime time sur France Ô le film « Devdas », accompagné d’un entretien avec le réalisateur Sanjay Leela Bhansali au Châtelet. Avec Catherine Barry, il collabore également sur des sujets consacrés à l’Inde des outre-mer pour RFO/France Ô.

En 2011, il devient rédacteur de l’émission interreligieuse « Tombé du ciel » avec Agnès Vahramian , diffusée sur la Chaîne parlementaire. Parallèlement, il travaille pour « Envoyé Spécial » sur France 2 comme recherchiste et participe à la programmation de documentaires étrangers pendant plusieurs saisons.

En 2014, il assure les relations presse d’un rendez-vous international organisé au Sénat autour de l'inventaire du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) en France, consacré aux savoir-faire du parfum en Pays de Grasse. Dans un territoire où se croisent la culture des plantes à parfum, la transformation des matières premières et l’art de la composition, l’événement met en lumière toute une chaîne de métiers, du champ au flacon.

À cette occasion, il réalise l’interview de deux grands « nez », parfumeurs de renommée internationale : Thierry Wasser (Guerlain) et Christopher Sheldrake (Chanel), donnant la parole à ceux qui transforment la matière en signature olfactive. Ce travail s’inscrit dans une histoire longue : en Pays de Grasse, ces savoir-faire se transmettent et se structurent depuis au moins le XVIᵉ siècle, avant d’être reconnus en 2018 par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Parallèlement, il poursuit un travail d’auteur. Après le succès de Contes aux parfums d'une Inde sacrée (Éditions Feuillage, 2013), il est invité à Noël 2014 sur RFI, dans l’émission « Invité culture », pour une interview menée par la journaliste Catherine Fruchon‑Toussaint, autour de la parution et de l’univers du recueil. Dans la continuité de cet écho médiatique, l’Ambassade de l’Inde à Paris lui consacre une soirée culturelle mêlant lecture et danse, organisée au sein même de l’institution diplomatique. Séduit par l’univers de l’auteur, l’ambassadeur Arun K. Singh s’inscrit dans cette dynamique et préface son ouvrage suivant, Contes et mystères d'une Inde éternelle (2015), nourri d’un profond retour aux sources en Inde. Les deux livres rencontrent un large public, se diffusent très largement et s’écoulent en de nombreux exemplaires en France comme à l’international, notamment en Inde. Ils donnent également lieu à plusieurs adaptations scéniques mêlant le conte et la danse, notamment au Centre Mandapa à Paris, saluées par la presse, dont Le Monde.
 

En 2015, à l’occasion du 10e Anniversaire des prix Henri Langlois et rencontres internationales du cinéma de patrimoine, organisés notamment par Flora Boumia (LES 2RR), il représente les médias indiens en France au sein du jury. La même année, il rejoint l’équipe de « L'Angle Eco » sur France 2 comme coordinateur du magazine, participant à la diffusion de six numéros. En septembre 2016, il devient coordinateur éditorial du magazine politique « Dimanche en Politique » sur France 3, fonction qu’il occupe pendant quatre saisons.

Depuis février 2020, Laurent Adicéam-Dixit est journaliste et chef d’édition pour l’émission « Le Jour du Seigneur » sur France 2 au sein du CFRT.TV. Il participe également à la rédaction de définitions liturgiques pour le site. Plus récemment, il collabore à l’émission « Dieu m’est témoin », diffusée sur le portail des Outre-mer et consacrée à l’interreligieux, incluant notamment l’hindouisme.

Depuis 2024, il est journaliste et chef d’édition pour l’émission « Tous Frères », diffusée sur les premières chaînes d’Outre-mer et à l’international. Fort de son expérience sur les religions monothéistes et l’hindouisme, il y développe une ligne éditoriale tournée vers le dialogue et la compréhension. Dans ce cadre, il pilote et enquête sur six numéros spéciaux « Hors les murs », conçus pour aller à la rencontre de lieux et de personnalités spirituelles.

Parmi ces éditions, celle tournée en 2025 sur l’Esplanade des Religions et des Cultures à Bussy-Saint-Georges a particulièrement marqué les esprits par son approche du dialogue interconfessionnel, avec notamment la participation de la cheffe Béatrice Fabignon et de la Designer Hair Couture : Murielle Kabile et une émission consacrée à la Prière dans l’islam.

Pour la saison 2026-2027, ces rencontres se poursuivront au Palais de la Femme, à l’occasion du centenaire célébré aux côtés de son directeur, Christophe Piedra. De nouveaux invités, dont Françoise Sémiramoth, viendront nourrir ce cycle placé sous le signe de l’ouverture spirituelle et de la curiosité. Parmi les thèmes abordés figurent des traditions peu connues du grand public, comme le Fa’a’amu en Polynésie française : une pratique de confiage et d’« adoption ouverte » qui s’inscrit dans une logique de solidarité familiale et maintient, en principe, le lien avec la famille d’origine, le terme signifiant littéralement « nourrir ». Dans le même esprit d’ouverture spirituelle et de curiosité, ce cycle se prolongera ensuite, à l’automne 2026, avec une émission consacrée à la cinéaste internationale Euzhan Palcy, césarisée et oscarisée, connue notamment pour son œuvre majeure Rue Cases-Nègres. Au Studio28, à Montmartre, elle livrera une parole forte, sincère et poignante autour de la thématique : La Voix des femmes.

Un chemin d’étude et de quête spirituelle

 

Laurent Adicéam-Dixit fait le choix de reprendre des études universitaires, tout en poursuivant son activité professionnelle dans les médias. Il s’inscrit en maîtrise de doctrine et pratique des religions monothéistes à l’Université Catholique de Paris (ICP), au sein de l’ISTR (Institut Supérieur de Théologie et des Religions). Un parcours académique qu’il mène avec constance et qui le conduit aujourd’hui à finaliser ce cycle d’études par un mémoire.

 

Animé par le désir d’approfondir les traditions religieuses, il se spécialise progressivement dans l’étude de l’islam et de ses arts. Cette orientation le mène à effectuer plusieurs séjours d’études à l’étranger, notamment au Maroc, à l’Institut Al-Mu’awafaka, ainsi qu’en Iran, à travers des universités itinérantes à Qom, Shiraz, Ispahan et Téhéran.

 

Au Maroc, Laurent approfondit son approche de l’islam comme tradition spirituelle, civilisation et culture vivante. À Fès, il se confronte à l’héritage d’Al Quaraouiyine, l’un des plus anciens foyers de savoir du monde musulman, tandis qu’à Rabat et Casablanca, il observe un Maroc contemporain où les institutions, les mosquées et les formes nouvelles de la vie urbaine prolongent une histoire religieuse ancienne. À Casablanca, la mosquée Hassan-II, dressée face à l’Atlantique, s’impose à lui comme l’un des grands symboles de l’islam marocain moderne, associant monumentalité, savoir-faire artisanal et horizon spirituel. À Chefchaouen, ville bleue suspendue entre montagne, mémoire andalouse et intériorité silencieuse, il retrouve une autre manière d’habiter le sacré. Plus au sud, autour de Ouarzazate et aux portes du désert, la traversée des paysages minéraux ouvre une expérience du dépouillement, de l’horizon et du silence. Le Maroc devient ainsi, dans son parcours, un lieu de passage essentiel entre étude, rencontre, contemplation et mémoire d’Al-Andalus.

 

Cette démarche intellectuelle se double d’un véritable itinéraire de terrain. Laurent sillonne plusieurs pays sur les pas de grandes figures spirituelles et mystiques. En Algérie, il s’inscrit dans l’héritage de saint Augustin, théologien majeur du Ve siècle, ainsi que de Charles de Foucauld. En Égypte, il emprunte le chemin attribué à la Sainte Famille, se rend au sanctuaire marial de Notre-Dame de Zeitoun, puis explore plusieurs hauts lieux de l’islam : l’université d’Al-Azhar et le Caire islamique, avec ses ruelles et ses sanctuaires historiques. Il y visite notamment la mosquée d’Al-Hussein, liée à l’imam Al-Hussein ibn Ali, petit-fils du prophète Muhammad, où une relique qui lui est attribuée est vénérée selon la tradition.

 

En Arabie saoudite, à deux reprises, il explore les sites les plus sacrés de la tradition musulmane. Enfin, en Inde, dans le Kerala, il suit les traces de saint Thomas, figure fondatrice du christianisme oriental.

 

Cette quête intérieure le conduit également à vivre une retraite spirituelle à l’abbaye de Lérins, sur l’île Saint-Honorat, au large de Cannes, auprès des moines cisterciens dont la vie est rythmée par la prière, le silence, le travail et l’accueil. Dans ce lieu insulaire, marqué par seize siècles de présence monastique, Laurent éprouve une forme de dépouillement où la mer, la pierre, les offices et la solitude ouvrent un espace de recueillement profond. Son itinéraire le mène aussi en Pologne, à Cracovie, ville de culture et de mémoire, où l’histoire européenne se donne à lire dans ses églises, ses places, son ancien quartier juif et les traces laissées par les blessures du XXe siècle. Le moment le plus saisissant demeure sa visite d’Auschwitz-Birkenau, lieu d’extermination devenu lieu de mémoire, où le silence ne relève plus seulement de la contemplation mais de l’effroi, de la dignité et du devoir de transmission. Face aux baraquements, aux rails et à l’immensité du site, l’expérience spirituelle prend une autre forme : celle d’une confrontation avec l’abîme, mais aussi avec l’obligation de ne jamais laisser l’histoire se dissoudre dans l’oubli. De Lérins à Cracovie, entre retraite monastique et mémoire de la Shoah, Laurent poursuit ainsi un chemin où la foi, l’histoire et la conscience humaine se répondent dans une même exigence intérieure.

 

En 2025, Laurent se rend en Belgique, à Gand, pour enquêter sur l’un des sommets absolus de l’art sacré occidental : L’Adoration de l’Agneau mystique des frères Van Eyck. Dans la cathédrale Saint-Bavon, il découvre ce polyptyque achevé en 1432, œuvre matricielle des primitifs flamands, commencée par Hubert et portée à son accomplissement par Jan, dont la maîtrise de la peinture à l’huile bouleverse durablement l’histoire de l’image. Ici, la précision du regard, le sens du détail et la lumière ouvrent une ère nouvelle, où le visible devient le lieu même d’une révélation.

 

Face à ce retable monumental, Laurent entre dans une théologie peinte. L’Agneau, au centre, figure du Christ sacrifié et glorifié, attire vers lui une multitude de figures venues de tous les horizons, dans une scène où le sacré se donne à voir sans rupture avec le monde. L’œuvre déploie ainsi une vision universelle, presque cosmique, où l’histoire humaine, la foi et le mystère s’entrelacent dans une composition d’une densité exceptionnelle. Mais ce chef-d’œuvre porte aussi les traces de l’histoire des hommes : déplacé, convoité, dépecé, volé à plusieurs reprises au fil des siècles, notamment au XXe siècle, il demeure marqué par ces fractures du temps, dont témoigne encore aujourd’hui l’absence du panneau des Juges intègres.

 

Dans le silence maîtrisé de la cathédrale Saint-Bavon, Laurent vit une expérience rare. Pendant une dizaine de minutes, presque seul face à l’œuvre, quelque chose bascule : la contemplation devient présence. La lumière semble ne plus seulement éclairer la scène, mais émaner d’elle, comme si le mystère qu’elle représente cherchait à affleurer dans le regard même de celui qui la contemple. Les figures, d’une précision presque troublante, paraissent suspendues entre le monde sensible et une réalité plus profonde, invisible et pourtant saisissable. Le regard s’enfonce, se perd, puis se recueille. Dans cet instant à part, l’enquête s’efface devant une forme d’évidence silencieuse : celle d’un art qui ne se contente pas de représenter le sacré, mais qui en devient le seuil. À Gand, ville d’histoire et de mémoire, cette rencontre s’impose ainsi comme une expérience intérieure, où l’image ouvre à une dimension de présence et d’infini.

 

À Malte, son itinéraire prend la forme d’un dialogue entre art, foi et énigme archéologique. À La Valette, Laurent se rend à la co-cathédrale Saint-Jean, haut lieu de l’héritage des chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean, pour y contempler les œuvres du Caravage, notamment La Décollation de saint Jean-Baptiste, peinte en 1608 et conservée dans l’oratoire de l’édifice. Dans cette rencontre avec la lumière dramatique du maître italien, la peinture devient une méditation sur le martyre, la violence de l’histoire et la puissance spirituelle de l’image. Mais Malte l’attire aussi par ses profondeurs plus anciennes : ses temples mégalithiques, inscrits dans la mémoire préhistorique de la Méditerranée, et surtout ses mystérieuses ornières creusées dans la pierre, ces traces parallèles dont l’origine et la fonction continuent d’interroger les archéologues. Entre splendeur baroque, héritage johannite et énigmes minérales, l’île s’impose ainsi comme un carrefour singulier où le sacré chrétien, la mémoire antique et le mystère des premiers âges se répondent.

 

Son parcours le ramène régulièrement en Angleterre, pays qu’il fréquente depuis de nombreuses années et où il a effectué une partie de ses études. Animé par une passion pour l’histoire britannique, notamment la Renaissance et le règne d’Henri VIII, ces séjours dessinent un itinéraire à la fois culturel et spirituel. Il fait étape à Southampton, puis suit, au fil de plusieurs lieux, les traces du souverain dont la rupture avec Rome a durablement reconfiguré le paysage religieux du royaume. C’est dans cette même perspective qu’il se rend à Walsingham, haut lieu marial dont le destin, étroitement lié aux bouleversements de la Réforme et aux choix politiques d’Henri VIII, éclaire l’histoire contrastée des religions. Son intérêt pour les traditions spirituelles le conduit aussi à découvrir l’hindouisme en Grande-Bretagne, notamment à Londres, au temple de Neasden, chef-d’œuvre architectural et vitrine des traditions indiennes. Il se rend également à Southall, quartier emblématique de la diaspora indienne, où la densité de temples hindous et sikhs témoigne d’un ancrage culturel et religieux toujours vivant.

 

Il poursuit ensuite en Espagne, à Valence, autour de la tradition du Saint-Calice, puis à Cordoue, ville de strates et de mémoires. Il y visite la Mosquée-cathédrale, ancienne grande mosquée omeyyade devenue cathédrale après la Reconquista, lieu où l’art islamique et la liturgie chrétienne cohabitent dans une tension presque visible. Sous la forêt de colonnes et dans le rythme des arcs rouges et blancs, Laurent mesure combien l’architecture peut devenir le témoin silencieux des ruptures, des continuités et des réappropriations du sacré. À quelques kilomètres de la ville, il découvre également Madinat al-Zahra, la « ville brillante », cité palatiale fondée au Xe siècle par le calife Abd al-Rahman III. Ses vestiges, inscrits dans le paysage andalou, prolongent cette méditation sur l’éclat d’Al-Andalus, la puissance des civilisations et leur fragilité face au temps.

 

Cette exploration des traditions chrétiennes se poursuit au Kosovo : à Pristina, sur les pas de Mère Teresa, puis à Dečani, au contact des communautés orthodoxes serbes. Là, certaines peintures murales médiévales célèbres pour leurs motifs célestes ont aussi nourri, à l’époque contemporaine, des lectures très librement spéculatives, allant jusqu’à évoquer, en filigrane, d’éventuels « visiteurs venus du ciel ». L’iconographie savante y voit toutefois d’abord un langage symbolique, avec notamment des personnifications du Soleil et de la Lune, typiques de l’art chrétien médiéval. Pour Laurent, ce détour par le Kosovo ouvre une nouvelle réflexion sur la manière dont les images religieuses traversent les siècles, changent de regard selon les époques et deviennent parfois le lieu d’interprétations où se croisent histoire de l’art, imaginaire collectif et quête de mystère.

 

Laurent est également invité à Siem Reap, au Cambodge, par l’AIBD, l’Institut Asie-Pacifique pour le développement de la radiodiffusion, à l’occasion de son 25e anniversaire, pour une convention réunissant des médias nationaux et internationaux autour des arts et des enjeux du métier de journaliste. À cette occasion, il bénéficie d’une visite approfondie des sites archéologiques d’Angkor Vat et des temples environnants, accompagné d’un guide. Dans ces sanctuaires khmers, où l’hindouisme et le bouddhisme ont laissé des traces entremêlées, il découvre une autre manière de penser le lien entre pouvoir, sacré, architecture et cosmos. Les bas-reliefs, les tours, les galeries et les visages de pierre inscrivent dans le paysage une vision du monde où le temple devient montagne symbolique, centre spirituel et mémoire d’une civilisation. Il a également le privilège d’assister à des spectacles de danses traditionnelles khmères, notamment celles des Apsaras, dont la grâce prolonge, par le geste et le rythme, l’univers sculpté des temples. Ce séjour au Cambodge enrichit ainsi son regard de journaliste et de chercheur, en l’ouvrant à une Asie spirituelle où l’art, le rite et la mémoire historique demeurent profondément imbriqués.

 

Autant d’expériences qui nourrissent aujourd’hui son travail de journaliste spécialisé dans le fait religieux. À travers ses contributions et ses publications, Laurent Adicéam-Dixit s’attache à rendre accessibles les dimensions spirituelles, historiques et culturelles des religions, dans une démarche de transmission, de compréhension et de dialogue.

Pourtant, cet itinéraire ne se limite pas aux seules étapes ici retracées. Il s’est aussi prolongé en Israël, sur les traces des grandes figures bibliques et évangéliques, notamment Marie-Madeleine, dont la mémoire spirituelle l’a conduit jusqu’à la Sainte-Baume. D’autres chemins l’ont mené vers de hauts lieux de pèlerinage et de dévotion, comme Fatima, au Portugal, à la rencontre de l’héritage spirituel laissé par les trois petits bergers des apparitions mariales de 1917. D’autres encore l’ont conduit dans des monastères, des sanctuaires, des temples et des lieux de mémoire disséminés à travers l’Europe, le Moyen-Orient, l’Asie et le bassin méditerranéen, dont plusieurs ne figurent pas dans ce récit.

Car aucun itinéraire spirituel ne saurait se réduire à une simple liste de destinations. Derrière les lieux visités se dessinent des rencontres, des silences, des découvertes et parfois des interrogations qui continuent d’accompagner le voyageur bien après son retour. D’autres terres, d’autres sanctuaires et d’autres traditions viendront encore enrichir ce cheminement.

Chez Laurent Adicéam-Dixit, l’enquête journalistique ne se sépare jamais tout à fait de la quête spirituelle : elle en devient l’un des chemins, entre regard, écoute et désir de relier les mondes. Une manière d’explorer l’histoire des hommes, leurs croyances et leurs cultures, tout en demeurant attentif à cette quête universelle de sens qui traverse les siècles et les civilisations.

 

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